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LES BASES PHYSIOLOGIQUES DE L'EXERCICE MUSCULAIRE
Auteur : Lahouari BACHIR
     
Présentation : Marc MORIEUX
   
1)
 
2)
 
3)
 
4)
 
5)
   
6)
 
7)
   
8)
L'adaptation fonctionnelle à l'effort
   
9)
Resynthèse des réserves énergétiques au cours de la récupération
   
10)
Adaptation fonctionnelle à l'effort et VO2
   
11)
La notion de seuil
   
12)
Le système cardio-vasculaire
Vous êtes ici
13)
Le cœur et ses réactions immédiates à l'exercice
   
14)
Le devenir de l'Acide lactique
   
15)
La Surcompensation, la récupération
   
16)
L'évaluation physiologique du pratiquant
   
17)
Test de laboratoire et test de terrain
   
18)
L'observation
   
19)
La détermination des objectifs d'entraînement
   
20)
Pourquoi planifier?
   
21)
Les principes d'entraînement
   
22)
La séance
       

13)

Le cœur et ses réactions immédiates à l'exercice
Modification de la fréquence cardiaque

Avant l'exercice, la fréquence cardiaque augmente de façon anticipée (l'émotion ressentie par le pratiquant).
La fréquence cardiaque durant l'exercice augmente rapidement (phase d'accrochage cardiaque), pour ensuite se stabiliser progressivement si l'intensité de l'exercice est inférieure ou égale à la PMA. Si celle-ci est supérieure à la PMA, la fréquence augmente, atteint son maximum et s'y maintient jusqu'à la fin du travail.
A l'arrêt de l'exercice, la fréquence décroît en deux temps : d'abord rapidement (20 à 35 secondes) puis beaucoup plus lentement. La première phase correspond au " décrochage cardiaque ". La seconde phase correspond au paiement de la dette d'O2 contractée

Effets de l'entraînement sur le coeur

Modification de la fréquence cardiaque :
La fréquence cardiaque maximale serait à l'exercice plus basse chez les entraînes que chez les sédentaires (de même âge).
La fréquence de repos baisse sous l'effet de l'entraînement. Cela est dû à l'augmentation du volume des cavités cardiaques (volume d'éjection systolique). Pour une même Intensité d'exercice de type aérobie, la fréquence cardiaque d'un sujet entraîné se stabilise plus facilement et à un seuil plus bas que celle d'un sédentaire. Le retour à la normale (fréquence de repos) se fait plus rapidement chez le sujet entraîné.

Effets de l'entraînement sur le Volume d'Ejection Systolique (VES)

La masse et le volume augmentent avec l'entraînement de type aérobie. Cette Hypertrophie cardiaque est une adaptation normale, caractérisée par une augmentation du volume de la cavité et un épaississement de ses parois.

Chez les sujets entraînés le V.E.S. peut atteindre 200 ml Cette valeur entraînera un débit cardiaque maximum important et donc une VO2 max élevée, d'où l'importance de commencer par un travail aérobie de 150 à 160 FC, avant d'attaquer un travail plus important.
La fréquence cardiaque est pratiquement le seul indicateur physiologique qui est utilisable sur le terrain pour renseigner sur l'intensité de l'exercice.

Relation entre la fréquence cardiaque et la consommation d'O2

Un sujet qui est à sa fréquence cardiaque maximale (débit cardiaque) atteint son volume d'oxygène maximal (VO2 max) ou livraison d'O2 max.
120 Pulsations/minute correspond à un niveau d'activité faible, mais le volume d'éjection systolique est lui à son maximum. Ce qui est certain c'est que l'on ne peut pas développer la fonction aérobie à cette fréquence, il faudra travailler dans des zones de 150 FC/mn pour être efficace.

Relation linéaire entre la fréquence cardiaque et la consommation.

10 semaines d'entraînement aérobie pour un sujet de 20 ans.
C'est entre 40 et 50% du VO2 max que le volume d'éjection systolique atteint sa valeur maximale. A cette intensité la fréquence cardiaque est de 120 puls/mn, ensuite il se maintient à un niveau identique même si l'intensité augmente.

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14) Le devenir de l'Acide lactique