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LES BASES PHYSIOLOGIQUES DE L'EXERCICE MUSCULAIRE
Auteur : Lahouari BACHIR
     
Présentation : Marc MORIEUX
   
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8)
L'adaptation fonctionnelle à l'effort
   
9)
Resynthèse des réserves énergétiques au cours de la récupération
   
10)
Adaptation fonctionnelle à l'effort et VO2
   
11)
La notion de seuil
   
12)
Le système cardio-vasculaire
   
13)
Le cœur et ses réactions immédiates à l'exercice
   
14)
Le devenir de l'Acide lactique
   
15)
La Surcompensation, la récupération
   
16)
L'évaluation physiologique du pratiquant
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17)
Test de laboratoire et test de terrain
   
18)
L'observation
   
19)
La détermination des objectifs d'entraînement
   
20)
Pourquoi planifier?
   
21)
Les principes d'entraînement
   
22)
La séance
       
17) A- Le test de laboratoire

Un protocole rigoureux régit ce genre de test, c'est une mesure directe car effectuée en laboratoire. Les qualités de ces tests sont :

  • La validité : ils mesurent avec précision la qualité physique ou la capacité physiologique du sujet.
  • La fidélité : les mesures répétées, effectuées sur les mêmes sujets dans des conditions identiques, fournissent les mêmes résultats. Cela fiabilisent et crédibilisent ces tests.
  • L' objectivité : les résultats sont indépendants de l'évaluateur.
 
On peut citer quelques tests de laboratoire :
  • Le test de force : réalisé avec des capteurs ou appareillages de mesure de la force des différents mouvements des bras ou des jambes.
  • Le test de détente verticale : s 'effectuent sur une plate forme de force (test de Bosco) qui indique la hauteur de CG de l'athlète au cours d'un saut vertical, la grandeur et la durée de l'impulsion. Ce test mesure la force des membres inférieurs.
  • Le test de force vitesse sur bicyclette ergométrique : permet de mesurer la puissance anaérobie alactique d'un sujet. Celui-ci pédale (durant quelques secondes) avec la plus grande fréquence possible, la roue étant freinée par une résistance élevée.
  • Le test de Wingate sur bicyclette ergométrique : mesure la capacité anaérobie lactique. Le sujet pédale le plus vite possible durant 30'', le pédalier offrant une résistance normée en fonction de l'âge.
  • Le test d'évaluation du métabolisme aérobie : la consommation maximale d'oxygène du sujet est mesurée par l'analyse des échanges gazeux respiratoires. Cela soit au cours d'un exercice d'intensité progressivement croissante jusqu'à épuisement, soit par une suite d'exercices de plus en plus intense.
 
17) B- Les tests de terrain

Les résultats aux tests de laboratoire sont fiables mais nécessitent un matériel médical adapté et onéreux. De plus, bien que précis ils sont éloignés dans leur contenu des réalités sportive réelles. Aussi l'entraîneur leur préfère t'il les tests de terrain qui évaluent le sportif en " situation ". Mais cela reste une mesure indirecte, car ils estiment le résultat de transformations énergétiques à partir d'intermédiaire observables.

  • Il est nécessaire que ces tests soient simples dans le matériel utilisé et dans le protocole de déroulement (les conditions climatiques, la durée du test, l'interprétation de celui-ci, etc..).
  • La validité : ces tests de terrain doivent mesurer exactement ce pour quoi ils ont été crées en relation avec les mesures directes de laboratoire, sans glissement d'objectifs.
  • La fidélité : elle se situe à deux niveaux.
    • Celui lié au matériel utilisé qui doit être le même pour tous et sur tous les lieux d'évaluation (chronomètre, magnétophone, plots, repères, sifflets, etc..)
    • et celui lié à l'évalué lui même, qui testé dans des circonstances identiques ne doit pas obtenir des résultats différents(même par des observateurs différents).
 
Voici quelques tests de terrain :
1. EVALUATION DU SYSTEME A.T.P.-P.C.
Rappel : le système des phosphagènes permet de fournir des efforts intenses de courte durée. La puissance est évaluée par des tests d'une durée inférieure à 7 secondes. La capacité par des durées incluses entre 15 secondes et 20 secondes.
Les efforts explosifs
  • Le test de détente verticale ( Sargent-test-1921) : avec une planche de 3,50m graduée en centimètre à partir de 1,30m (un mur peut aussi faire l'affaire). Le sujet part les pieds joints, avec les doigts imprégnés de craie. D'abord lever le bras verticalement et faire une marque, ensuite sans prendre d'élan on saute aussi haut que possible avec le bras en extension et faire à nouveau une marque. La différence entre les deux marques donne le résultat.
  • Le squat-jump : mesure la détente verticale (en centimètre) avec un appareil (Abalakov- 1931) qui se compose d'un mètre ruban fixé à la taille. Le sujet part les genoux fléchis, dos droit et mains sur les hanches. Ce test mesure la force concentrique des membres inférieurs. Ce test est une amélioration du Sargent-test.
Résultats
<30cm = faible
40cm = moyen
50cm à 60cm = bon
60cm à 70cm = très bon
80cm = excellent
Les tests de détente verticale ou de lancer sont nombreux, ils sont susceptibles de rendre compte de l'évolution des qualités musculaires du pratiquant.
Les exercices de vitesse
  • Le test sur 30 mètres pour les 7 et 12 ans : Départ debout, on double le temps du sujet. Le résultat indique le temps mis pour parcourir la distance, ainsi que la vitesse moyenne sur 30m. Cela reflète la capacité de faire durer la puissance anaérobie alactique très élevée.
    On peut retrouver le même test en natation sur 15 mètres.
  • Le test de l' endurance du système des phosphagènes : mesure la possibilité de durer le plus longtemps possible dans la voie métabolique anaérobie alactique. Course de vitesse sur 10 à 20 secondes.
    • Exemple : 40m en 4 secondes = 10 mètres/seconde
      100m en 12 secondes = 8.33 mètres/seconde
      Le rapport est égal à 8.33/10 = 0.83, ce qui est une endurance alactique faible. On doit se rapprocher au maximum de 1 pour avoir de très bons résultats.
 
2. EVALUATION DU SYSTEME GLYCOLYTIQUE ANAEROBIQUE
Rappel : Le système glycolytique permet de fournir un effort d'une grande intensité entre 30 secondes à pleine puissance et 2 minutes en capacité. Ces tests produisant une importante production de lactates doivent s'adresser à des sportifs confirmés. Ils sont donc à éviter chez les jeunes.
  • Le test de Lemon : sur une piste d'athlétisme balisée chaque 50 mètres, le sujet doit courir à la vitesse la plus élevée un 500 mètres. On chronomètre le 2è 50 mètres et le dernier 50 mètres. On calcul la différence, l'objectif étant d'obtenir la plus petite différence. Cela donne un indicateur du potentiel anaérobie lactique.
    Ce test peut être reproduit dans d'autres disciplines, sur des groupes musculaires spécifiques, etc…

3. EVALUATION DU SYSTEME AEROBIE
Rappel : Les processus aérobies permettent de fournir des efforts de longue durée dont l'intensité est limitée par la consommation maximale d'oxygène et la fatigue musculaire.
  • Le test de Cooper : c'est le plus connu, c'est un jeune médecin de l'armée américaine, Kenneth Cooper qui le met au point en 1968(le régiment de Thionville réalise actuellement sa sélection avec ce test en particulier). Il s'agit de parcourir la plus grande distance possible durant 12 minutes sur une piste balisée à chaque 50 mètres. C'est un test difficile car la méconnaissance de l'allure, la résistance au stress, le degré de motivation influence les résultats.
  • L'épreuve de course de 2400 mètres de Cooper : le sujet doit aller le plus vite possible sur la distance. Les résultats sont comparés avec le tableau de Cooper.
  • L'épreuve de course navette de 20 m à palier de 1mn : Dans un gymnase ou sur un terrain baliser deux lignes espacées de 20 mètres. Le protocole comporte la lecture d'une cassette enregistrée qui donnera l'allure par des bips. A chaque bip, le pied se bloque sur la ligne d'un coté et de l'autre du gymnase (allers-retours). Le rythme augmente par palier toutes les minutes. On peut lire ensuite son estimation de VO2 max en fonction du palier atteint.
    On peut réaliser ce test sur une piste avec un balisage tous les 50m, ou changer les paliers qui peuvent aller jusqu'à 2 minutes.

Autres tests :

  • Epreuve progressive de course sur piste avec paliers de 2mn (Léger-Boucher, 1982)
  • Le test de Brue
  • Le Vameval
Les tests de terrain sont valides, fidèles et facile à mettre en place. De plus ils se déroulent dans conditions similaires à la compétition. Mais pour l'approche des pratiques sportives informationnelles, les résultats de ces tests doivent être complétés par l'observation du pratiquant en situation compétitive.
   
Pour aller vers
18) L'observation