Techniques

 

 
 

Le problème de l'analyse du mouvement des segments propulseurs réside dans la définition du cadre de référence de l'observation.
Nous pouvons ainsi décrire les trajets moteurs de deux manières différentes pour chacune des quatre nages :

  • selon le point de vue du mouvement (le bras se déplace le long du torse = amplitude du mouvement),
  • ou par rapport à un point fixe extérieur au corps (le corps avance par rapport à un point fixe sur la ligne ou le brod du bassin = amplitude du déplacement).
 
Cliquez sur les 4 liens qui suivent pour afficher une illustration en crawl, dos, papillon et brasse.
 
 
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Définition d’un cadre explicatif du phénomène propulsif chez le nageur
(le transfert des quantités de mouvement)
 
Principe théorique de base

En relation avec les équations mathématiques de Navier Stokes, qui reposent sur la conservation des quantités de mouvement, on peut penser que la transmission d’une quantité de mouvement d’un segment propulseur à une quantité de fluide se traduit par une réaction impulsionnelle du fluide qui s’exerce sur le segment et se décompose en deux composantes, la traînée et la portance.

Pour se déplacer dans l'eau, le nageur utilise ses membres (bras et jambes) pour exercer "une succession discontinue de poussées".
Chaque poussée déplace une quantité d'eau de masse M avec une accélération a.
Cette quantité de mouvement assure une force de réaction ou de pression sur l'élément propulseur de sens inverse au courant d'eau déplacé (3e loi de Newton).
Cette force de pression communiquée par la fixation des membres au reste du corps (voir "levier") est destinée à assurer une vitesse de déplacement et à compenser les pertes de vitesse produites par les résistances.
Le point d'appui devra être placé de façon à ce que la réaction de l'eau permette une traction du corps vers l'avant et dans l'axe du déplacement.
Un point d'appui excentré par rapport à l'axe longitudinal du corps provoquera un déplacement latéral du corps créateur de résistances (voir "lacet").

Conditions d’application :
  • L’accélération vers l’arrière suppose un mouvement du propulseur dans le sens avant-arrière dans la direction antéro-postérieure
  • Le déplacement d’une grande masse d’eau suppose l’usage d’une surface de poussée importante.

voir : L'entraînement II : analyse de l'activité, coord. P. Hellard, Atlantica, 1997

 
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Mouvement et activité musculaire
 

Le mécanisme propulsif en natation
Deux phases pour chaque cycle de bras :
la propulsion et le retour repérable par le sens de déplacement des extrémités (R. Catteau, 1994)

  • La propulsion correspond à un mouvement du bras qui se dirige vers l’arrière, par rapport à un point de repère fixe (par exemple le bord du bassin ou la ligne d'eau). Principaux groupes musculaires mobilisés : adducteurs du bras, grand pectoral, grand dorsal et grand rond et successivement les fléchisseurs, les fixateurs et les extenseurs de l’avant-bras sur le bras.
  • Le retour aérien (sauf en brasse) correspond à un mouvement du bras qui se dirige vers l’avant, par rapport à un repère fixe. Le retour a pour fonction de ramener le bras vers l’avant pour rechercher un nouvel appui aquatique.
    Principaux groupes musculaires mobilisés : les abducteurs du bras (deltoïde, trapèze) et successivement les fléchisseurs et les extenseurs de l’avant-bras.
 
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La phase propulsive du mouvement de bras correspond à la trajectoire sous-marine de ce segment propulseur (série de balayages). Au déplacement d'avant en arrière du bras (main, coude) correspond un déplacement en avant du corps (épaule).
 
 

La trajectoire de la main au cours du trajet locomoteur passe, dans le plan vertical, par une série de points caractéristiques. Dans l'exemple suivant, on observe que le point de sortie de la main (de l'eau) est situé en avant du point d'entrée.
Ce trajet moteur constitue, en natation, l'appui aquatique par rapport auquel le nageur organise une chaîne musculaire. Cette organisation vise à conserver l'alignement de l'axe longitudinal du corps avec l'axe de déplacement, afin de réduire les résistances à l'avancement du corps.

 
Le nageur coordonne l’organisation posturale de son corps à l’action de ses membres afin de prendre un appui grâce à cette pression et projeter son corps vers l’avant.
A chaque cycle, le membre propulseur enchaîne deux phases : la propulsion et le retour, repérables par le sens de déplacement des extrémités.

La propulsion communique au corps une accélération, qui se termine avec elle et s’enchaîne avec la décélération produite par la résistance de l’eau au déplacement du corps.

 
Résistance active et résistance passive

 

En papillon, dos et crawl, la résistance active serait plus faible que la résistance passive. Il semblerait que la résistance active dépend plus de la technique que des données anthropométriques.

Raymond Catteau (1992) : « L’homme nage avec tous son corps. L’adoption du profil hydrodynamique s’accompagne de régulations toniques qui contribuent à favoriser l’écoulement laminaire et de diminuer les turbulences proportionnelles à la vitesse de déplacement. »

Il est probable que l’adoption du meilleur profil hydrodynamique synchronisé à l’action propulsive permette de réduire les forces de déplacement que subit le nageur (exemple : roulis des épaules en crawl).

   
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  • Pour voir les relations entre VITESSE (de nage), FREQUENCE (des cycles de bras) et AMPLITUDE (de déplacement du corps), cliquez ICI.
  • Pour voir une présentation de l'INDICE DE NAGE, cliquez ICI.
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